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    11/19/2007

    Gavüs, le retour, épisode III : Un nouvel espoir (ah ah ah)

    Voici la troisième partie du retour du Gavüs.

    ATTENTION CETTE SECTION PRÉSENTE UN RISQUE ÉLEVÉ D'ENNUI. Ce sont des histoires d'économie que j'ai déjà expliqué une ou deux fois, mais j'ai vriament envie de faire réfléchir le maximum de personnes. Cependant je me suis vraiment fait chier à construire cette partie de manière à ce qu'elle soit le plus COMPRÉHENSIBLE possible.
    Merci de votre compréhension. ha, ha.
    Et puis j'ai mis une blague à la fin... pour donner envie de lire ce qu'il y a avant.
    Si toutefois vous aviez juste envie de lire la conclusion, c'est possible, ça résume quoi. Sans donner les arguments, héhé.

    Depuis quelques mois, je me suis mis à l'affût des "flux RSS" des journaux Libé, Le Monde Diplomatique et Le Nouvel Obs, qui me semblent être assez représentatifs de l'actualité (à gauche pour libé, neutre pour le nouvel hobbs et le monde diplomaschtroumpf). Flux RSS, pour les incultes béotiens que nous sommes, c'est juste des petits articles qui m'arrivent en continu, quasiment.
    les adresses ressemblent à ceci :
    feed://permanent.nouvelobs.com/cgi/rss/permanent_une
    feed://www.liberation.fr/rss.php
    feed://www.monde-diplomatique.fr/recents.xml

    Ces articles doncques, que je décortique le matin en déjeunant avant d'arriver à la bourre systématiquement (alors qu'en prépa, jamais je me suis pointé à l'arrache à un cours de bio, ja-mais, c'est fou ce qu'on change en post-prépä), que j'analyse avec recueillement l'après-midi, et dont je me gave pieusement le soir, m'apprennent, à défaut de vérités certaines, des tendances réjouissantes.

    Comme je l'ai déjà dit à certains, selon moâ - rien que ça! sic - le monde va vers une crise larvée que je pense inévitable, et irréversible (en tout cas dans les conditions de réactivité actuelle de nous, id est les humains). C'est une bonne nouvelle, c'est dur à avaler mais je le pense. Une fois le modèle ultra-libéral dans l'impasse, arrivé au sommet de ses contradictions comme le devinait Jean-Paul Marx il y a 150 berges, nous n'aurons d'autre choix que de changer, ou périr. Désolé si ça semble trop péteux ou solennel, néanmoins il me semble que le capitalisme effréné arrive en bout de course, et je (du haut de mes vingt ans, poil aux dents) lui donne pas dix ans avant d'avoir de graves problèmes. Voici quelques arguments :

    -Les crises répétées et de plus en plus rapprochées des marchés financiers. Je m'explique : années 70 : choc pétrolier ; 1987, une super année, un krach de l'ampleur de celui de 1929 ; 1997, crise des marchés asiatiques dont le Japon himself a encore du mal à se relever ; 1998 : le monde tremble rétrospectivement après qu'on lui ait annoncé que des fonds spéculatifs monstrueusement puissants, basés sur des formules mathématiques, avaient dû être sauvés d'urgence par les états, à coups de *milliards* de dollars (crise de LTCM); 2001, éclatement de la bulle internet, heureusement qu'une bande de terroristes (?) ont fait exploser les bénefs des compagnies d'assurance et ont assuré l'oncle Sam l'abreuvement de ses tanks pour quelques années (oui, les dépenses en carburant des armées surpassent de très très loin les dépenses du pot de yaourt de robert, citoyen du Dakota) ; 2007 : l'économie mondiale connaît des soubresauts bien violents, notamment à cause de la crise des subprimes...


    - Parlons-en, de la crise des subprimes. Tout le monde s'en fout peut-être, parce que personne y entrave que dalle, et moi le premier... je me suis donc renseigné pour aborder un petit bout d'explication. Bon, tout le monde sait que plus une action en bourse est risquée, plus elle rapporte, et vice versa. Le truc, c'était donc de vendre de plus en plus de crédits aux gens, des crédits sur 50 ans, voire même des prêts NINJA (No income, no job or assets : pas de revenus, pas de travail ou de garant). Les prêts sont ensuite découpés en tranches, qu'on regroupe par risque : on a d'un côté les "tranches pour flippettes", à bas rendement ; de l'autre côté, ce qu'on appelle des "toxic waste" (no comment), des tranches pour kamikazes, mais tant que la machine tourne ça rapporte tellement que tout le monde en veut.

    Tant que la machine tourne, disais-je. Parce que ce système, c'est un peu comme les arnaques sur le net : envoyez moi 20 dollars, et demandez 20 dollars à 3 personnes". Le problème c'est qu'il faut tout le temps trouver de nouveaux gogos, et que la population n'est pas infinie. Donc au bout d'un moment, le marché américain a été saturé (vous savez, comme quand tous les ménages ont quatre frigos, deux réfrigérateurs, un lecteur divx, un aspirateur, deux ordis, trois télés, un écran plasma, douze prêts à taux révisables signés maître enculor, internet haut débit, deux bagnoles, une baraque, un portable... eh ben tu peux plus rien leur vendre d'autre que des pâtes Barilla, ou à la wrigour un Vista tout moche.) Le marché étant saturé, on est allé chercher des clients de moins en moins solvables... Ah, le petit problème c'est qu'avec la conjoncture internationale, toü çâ, les banques ont fini par avoir besoin de liquidités. Je veux dire, de la thune bien fraîche, des biffetons quoi.

    Bilan de la manip : vu qu'on a prêté tout son argent aux nouveaux propriétaires, on a un levier pour leur faire cracher l'oseille. Enéfé, on a pris soin au préalable de leur faire signer de jolis contrats avec taux d'intérêt RÉVISABLE. Donc les taux d'intérêt ont massivement augmenté d'un seul coup. Les ménages se sont mis non plus à acheter leur baraque, mais à rembourser une dette qui continuait à grimper, grimper... une sorte de trou de la sécu individuel quoi. Tous racontent la même histoire : on leur avait promis que le taux ne dépasserait pas, mettons, six pour cent, fût-il révisable. Et pan, surpris (et plutôt véners) par l'augmentation à des taux d'usurier, ils appellent leur banque, qui leur dit, héhé, bande de petites têtes, vous avez MAL LU... Nous avons gardé un pied dans la porte (ou un doigt dans votre anus, plutôt), et pouvons augmenter nos taux comme bon nous semble.
    Résultat, plein de ménages américains non solvables. Pan, qu'est ce qu'on fait, on-veut-nos-li-qui-di-tés! Bon, on emprunte à une autre banque. Et si toutes les banques se mettent à emprunter en même temps? Crise de confiance, fi-ni, tout le monde s'affole, le marché fait des zigzags.

    A cet instant, pour les énormes machines financières qui brassent des dizaines de milliards de dollars, je vous jure on imagine pas, ne reste plus qu'une solution. Et les ultra-libéraux over-capitalistes über-à-droite, qui défèquent en continu sur l'Etat en temps normal (oui alors les taxes c'est pas bien, ça tue le libre-échange, ça fausse la libre concurrence de notre industrie informatique face à la culture vivrière d'afrique, c'est dégueulasse!), n'ont d'autre choix que de cirer les pompes des banques centrales étatiques.

    En une semaine, la Banque centrale européenne a lâché 150 milliards de dollars sonnants et trébüchants, la Fed (américaine) et la Banque du Japon 50 milliards chacune. ALORS ON DIT MERCI QUI BANDE DE CHIBRES MOUS???
    Et là, le marché est sauvé, même si il a perdu quelques plumes. La crise est souterraine et se propage encore...

    La morale de l'histoire? LES GROSSES THUNES SONT RÉCUPÉRÉES PAR LES PLUS RICHES, QUI NE COURENT ABSOLUMENT AUCUN RISQUE PUISQUE C'EST LA COLLECTIVITÉ QUI ASSUME EN CAS DE KRACH. C'est pareil que pour la crise LTCM, où les banques nationale avaient épongé.
    Vive le néo-libéralisme. Elle est où, la soi-disant égalité des chances? Elle est où, la prétendue AUTO-RÉGULATION DU MARCHÉ??? (DMC, je sais). Il va sans dire, que toutes ces masses de pognon qui modèlent l'économie mondiale comme un château de cartes en Espagne sont purement issues de la spéculation. Ce qui veut dire en gros, que c'est du vent : non seulement ça peut retomber comme le gros soufflé de la bulle internet, mais en plus ça ne correspond à aucune PRODUCTION. Id est, on dévalorise le travail (purée, dans un autre contexte ça pourrait passer pour sarkozyste ces quatre mots), au profit de la bonne grosse surévaluation en bourse des familles.

    Un petit exemple : Facebook (vous savez, le truc pour faire des kikoolol sur le net, pourrir les boîtolettres et croire qu'on a des amis) produit 150 millions de billets verts par an. Eh bah, en bourse il est estimé à 15 milliards de dollars... soit cent ans de bénèfs... même pour quelqu'un comme moi qui y connaît rien, ça paraît complètement démesuré et ouf. Après avoir lu quelques articles supplémentaires (http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/10/25/facebook-a-15-milliards-grace-a-microsoft/) j'ai fini par comprendre que ça amènerait forcément une pub hyper agressive. Enéfé, depuis une semaine Facebook propose de la pub personnalisée (en fonction du profil) à ses adhérents. De plus, la pub sur internet étant en forte perte de vitesse, les pop-ups et encarts extrêmement agressifs se multiplient comme les morceaux de chair après maladresse sur grenade à fragmentation. bref, la Bourse fait n'impe...


    La spéculation, bonne blague.

    -Le PÉTROLE a atteint $98 le baril (157 litrons, je rappelle), pasque tout le monde spécule, pasque le climat international est tendu (iran, irak, turquie, russie... enfin tous les pays avec qui les USA ont des embrouilles)... et parce que l'offre va décliner inexorablement ( et ça, toutes les études géol le confirment, à part celles financées par le parti républicain US), alors que la demande grimpe, grimpe... Les stocks US n'ont jamais été aussi vides, les compagnies aériennes low-cost n'en ont plus que pour un an ou deux de réserves...
    -Le COÛT DE LA BOUFFE augmente trop vite, les stocks sont un peu courts aussi! ah ah ah, dire qu'on en chie encore comme un plombier polonais dans un presse-fruits pour écouler nos excédents sur le marché africain (vous inquiétez pas, l'Europe renégocie des accords avec toute l'afrique, les antilles et le pacifique, pasque l'OMS trouvait qu'on était trop gentils avec eux, que ça "faussait le marché". Maintenant qu'on a soigneusement divisé nos partenaires en sous-groupes indépendants, on va pouvoir négocier et écraser définitivement leur agriculture embryonnaire...)
    -Et puis tiens, les MATIÈRES PREMIÈRES commencent à se faire chères ... les prix ne reculent pas, et la tension n'a pas l'air de vouloir redescendre avant plusieurs mois.

    MAIS BORDEL À CUL, ON EST SUR UNE PLANÈTE LI-MI-TÉE!!!

    Poursuivons dans cette veine.
    -La Chine ouvre une usine à charbon par semaine
    -le protocole de Kyoto expire dans 5 ans, et les nouveaux accords sont comme qui dirait pas franchement prêts (cela dit, même si on archiappliquait Kyoto de partout, les premiers effets se feraient pas sentir avant 2100, un poil tard nan? je cite bien sûr Dut, mais aussi le Giec)
    -Le réchauffement climatique est maintenant avéré à 90% comme étant d'origine humaine. Il sera assez sûrement (dsl pour le flou) compris entre +2,5 et +4,5 °C.
    -Les perspectives de CROISSANCE de la zone euro et des US sont catastrophiques pour 2008 (1%), merci la crise des SUBPRIMES
    -En France, l'inflation (vous savez la diminution du pouvoir d'achat) atteint les 2%, je doute que la hausse des salaires puisse lutter...
    -Le pic pétrolier mondial est arrivé (mais ça je vous en ai déjà parlé ce me semble)
    Une conclusion s'impose. LOIN DE MOI L'IDÉE DE FAIRE DE L'ALARMISME, bien au contraire.
    Mais la convergence de ces phénomènes, le décortiquage attentif de l'actualité, me pousse à croire que notre Terre ne peut plus supporter notre mode de vie. Pas nouveau. Le truc qui change, en revanche, c'est que L'ÉCONOMIE MONDIALE sera directement touchée par ce problème.
    Et ça te fait rire, Gus? tu nous parlais de bonnes nouvelles, et tu nous annonces péremptoirement une récession généralisée de l'apocalypse, sans plus d'arguments qu'un pauvre billet paumé sur un blog?
    Ca me fait rire, oui. Après l'incrédulité, puis le désespoir, suivi de l'alarmisme, le rire.

    Parce qu'enfin, peut-être, que ce soit maintenant ou pour nos fils, il y a une chance que la course effrénée de l'humanité vers le mur s'arrête.
    Dommage que ce soit dans le mur qu'elle s'arrête, j'aurais voulu que ce soit un peu avant. Clair, ça va être dur, il y aura de la souffrance pour tout le monde, et évidemment il y aura toujours des super-riches qui tireront profit de cette sale situation. Mais j'ai un petit espoir (et oui, je sais que "A new hope" c'est le titre de l'épisode IV de Star Wars, et non pas du III, mais j'assomme, pardon j'assume.) qu'on commence à réfléchir un peu sur la manière de subordonner le développement pour tous à la raison, à la loi, mais surtout à la solidarité, au lieu d'être ballotés dans tous les sens par une gigantesque machine financière que rien ni personne ne contrôle.


    J'espère avoir exposé mes petites idées avec suffisamment de clarté, d'objectivité et d'humilité pour ne pas vous avoir endormi.
    Au pire je m'en fous, c'est chez moi ici. Enfin, j'espère savoir accueillir mes invités toü d'mayme.

    Gavüs

    Et comme dit le proverbe, c'est pas le tout d'avoir des actions en bourse, 'faut aussi avoir les bourses en action.

    Gavüs, le retour, épisode II : Civilisation

    Quelques petites questions de civilisation.

    Ah oui, un truc pour lequel on se sent tous un peu coupables (ou pas!), je touche des revenus suffisants pour m'en faire prélever un bon quart par la SNCF, même quand ils sont en grève, ces enculays encaissent ma commande, alors que je n'ai pas pu retirer mon tixon.
    D'un point de vue politique, j'emmerde le gouvernement qui recherche la confrontation (même si l'idée initiale est inévitable, monsieur Anderson...), j'emmerde les cheminots durs de la feuille qui pourrissent les usagers plus que de raison, j'emmerde l'opposition (enfin, ce qu'il devrait y avoir dans la niche écologique laissée libre par l'extinction des éléphants du PS) qui est absolument inaudible et incohérente. Donc je suis plutôt neutre et mesuré, si vous m'avez bien suivi. Bon, d'accord, moyennement modére (houlà, ne m'embourberais-je pas dans les méandres périlleux de la languasse françoise?)... En revanche, d'un point de vue totalement personnel, je VICTIMISE RECTALEMENT les POURRITURES CÉHEFDÉTISTES qui nous CHIENT DANS LES BOTTES quinze fois par an au lieu de NÉGOCIER comme on apprend à l'école *PRIMAIRE*, nom d'une pipe à fromage.

    En parlant du gouvernement, je m'interroge sur la blague cosmique qu'ils nous servent en ce moment à propos de l'immigration.
    -ça faisait un bout de temps qu'on nous parlait d'expulsions massives "pour remplir les quotas", de la suppression du problème à Sangatte (plus de centre d'accueil, plus de problème, ce qu'il est fort ce sarko), qu'on entend des histoires d'expulsions qui partent en sucette et se finissent au cimetière (bon j'avoue la médiatisation soudaine fausse la donnée), qu'on nous rebat les esgourdes avec des "tests ADN" (mein gott!!!) et des "statistiques ethniques" officiellement présentés... Et voilà qu'on nous sert l'immigration choisie. Pratique qui consiste à officiellement suçoter doucereusement les testicules de trois ou quatre dictateurs africains en leur promettant des profits juteux, qui passeront pour une aide au développement du pays, avec la complicité d'entreprises comme bouygues (mon nouveau forfait!) ou Lagardère, et sous couvert de ce "co-développement" (attendez, je vais mourir de rire pendu, je reviens), annoncer qu'on va accepter les cerveaux étrangers, les médecins, les ingénieurs, bref voler les acteurs du développement au tiers-monde (entre autres), et refuser les non-qualifiés.
    Voici juste deux annonces qui font réfléchir.

    -Jeudi 8 novembre : Le ministre de l'Immigration a présenté une liste de trente métiers qualifiés pour les candidats à l'immigration de travail, expliquant avoir choisi "de ne pas ouvrir l'immigration de travail dans des secteurs peu qualifiés". "Avant de recourir à une main-d'œuvre en provenance de l'étranger, il faut d'abord accompagner vers l'emploi les chômeurs présents en France" référence : le nouvel obs.
    (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20071108.OBS3680/brice_hortefeux_ne_veut_pas_accueillir_dimmigres_peu_qu.html?idfx=RSS_notr)
    -Lundi 13 novembre : M. Attali, le président du comité pour la libération de la croissance déclare : «Il faut mettre en œuvre une véritable politique de l'immigration pour résoudre les problèmes de main d'œuvre dans certains secteurs clés comme le bâtiment, l'industrie lourde, l'hôtellerie-restauration.»
    id est, si vous m'avez bien suivi, exactement les secteurs dans lesquels Hortefeux a dit qu'il ne voulait plus d'entrées d'étrangers : "Avant de recourir à une main-d'œuvre en provenance de l'étranger, il faut d'abord accompagner vers l'emploi les chômeurs présents en France".
    Et à propos, cerise sur le pudding flageolant de la situation sociale du moment, Attali a ajouté que «La France a besoin d'immigration, il faut s'ouvrir aux travailleurs d'Europe de l'Est, aux Chinois, aux pays d'Afrique. Sans cela, toutes nos belles discussions sur le financement des retraites n'auront pas de sens.»

    Je vous laisse savourer l'ironie de la situation.
    Et lorsque les universités seront en concurrence grâce aux super-lois Pécresse, créant d'énormes pôles pour les plus grosses, avec mass thunes, et que les moins favorisées s'enfonceront dans le manque de moyens, on se demande si l'immigration massives de cerveaux venus d'ailleurs ne sera pas indispensable - et pourquoi pas parmi la classe politique!

    Un dernier petit exemple de n'importe quoi gouvernemental.
    Notre bien-aimé N.Sarkozy, après avoir fait bosser son Jean-Louis (Borloo, je l'aime lui, c'est un homme politique, pas un politicien, et il jette pas de poudre aux yeux) tout l'été, se trouva fort dépourvu lorsque les revers dans les sondages arrivèrent. Certes il lui reste 55% de confiance, c'est pas mal. Mais -4% en un mois, c'était vraiment le moment de jouer au super-héros, et de récupérer tout le boulot de Borloo pour jouer l'arbitre du Grenelle de l'environnement, le sauveur de la planète... je passerai sur le fond des mesures, dont il faut attendre l'application avant de les pourrir ou de les encenser.
    Trois jours après, vlà-t-y-pas que notre Sarko, s'insurgeant contre l'inégalité sociale comme à son habitude, confit dans sa certitude d'être du côté des victimes et du bon sens, nous scande "Je ne comprends pas pourquoi l'ensemble du territoire français peut aujourd'hui trouver des vols à 30 euros sur des compagnies à bas coût sauf la Corse. On me dit que c'est à cause des obligations de service public mais c'est une curieuse conception du service public que celle qui empêche une compagnie de proposer, sans subvention, une offre de vol à prix réduit"

    Il va sans dire que les vols low-cost sont les plus polluants au niveau carbone, de tous les transports, excepté peut-être les missions spatiales. Encore une fois, merci, Nicolas, pour tes combats utiles, à l'organisation implacable, merci pour la pourdre aux yeux, merci de nous mettre à dos tous les fondamentalistes musulmans et nos camarades européens, ce que personne n'avait réussi à faire depuis que De Gaulle (qui était un mec de droite certes, mais un sacré gugusse) a défini dans les années 60 la ligne de conduite française au moyen-orient : respect des palestiniens, et des israélites, aide aux plus pauvres, rôle de médiateur. Voilà ce qu'il a réussi à bousiller en six mois (en allant au passage sucer les roubignoles d'un Bush agonisant), je vous laisse imaginer ce qu'il est capable de faire en cinq ans, voire dix, si affinité. Merci Nicolas pour t'être augmenté de 172% (voir l'article du Monde Diplomatique, "la vraie augmentation de Nicolas Sarkozy), en disant "bon, c'est pas le tout mais va falloir travailler plus les gars hein, 2% de hausse des prix va falloir vous retrousser les manches, au taf!"

    Au nom de tous les Français, merci Nicolas Sarkozy. Sieg Heil!

    Bon, encore un article après celui-ci.

    Gavüs

    au fait, une vidéo qui m'a bien fait rigoler... http://www.youtube.com/watch?v=udFMQ4KjuEU&feature=related enjoy.

    Gavüs, le retour, épisode I : me, myself and I

    Bonsoir, camarades et camarades!

    Un retour rapide et étrange dans ce petit univers que j'ai encore une fois délaissé.

    Eh bien, il serait temps de donner des nouvelles... expliquer comment la vie se passe à Kchan... même si telle n'est point la vocation du présent espace. - la promo, ça va, imhotep, y'a du bon et du mou du genou. "Pour les A3, hip hip hip, pour les A3, hip hip hip, pour les A troaaaaaa, hip hip hip hourraaaaâ" (oui les A3 c'est les biaux, pasque A3 c'est plus sympa). Je suis doncques en la section 1A3.
    - y'a du bon en 2e année, nos chers 2A3 sont merveilleux (Anne-Céline, Céline, Charles, Édith, Féfé, Guigui, Hélène, Laura, Tutti... par ordre de mérite alphabétique, pas de jaloux, sans compter tous les autres que j'aime bien mais que j'ai eu la flemme de mettre leur nom, enfin vous voyez ce que je veux dire, c'est aussi histoire de ne pas faire des billets qui se traînent désespérément en longueur, en tergiversations, en circonvolutions, et qu'à la fin on ne sait plus si on les lit encore parce qu'on s'accroche, pour se prouver qu'on est capable de surmonter cette épreuve ou simplement par pure compassion envers l'auteur.)

    Le campus, c'est supaire, comme les ovaires ahaha. Des bâtiments pas trop laids (à part le M, chèh Loïc!), une bonne connexion internet, des serveurs FTP... et surtout une Kfêt sympa (où je vais tous les 36 du mois), un [pot] quasiment tous les mardis à la Kfêt, des tas de clubs... (par exemple Kitch[ens], la LIKA (Ligue d'Improvisation Kachanaise), le club jonglage, l'assoce solidarité normalienne (SoNo), pour ne citer que ceux auxquels je participe.

    Y'a du boulot ici, faut pas croire qu'on est des glandus, on fait gentiment nos 30 heures de cours par semaine. AAAAHAHAHAHAHAAAA!!!! Veuillez pardonner cette hilarité envahissante qui me secoue le gosier par spasmes. ça fera toujours vingt-cinq à trente heures de moins de boulot qu'en saint-kdeumi.
    Cela dit, faudrait vraiment que je me secoue le pois chiche plutôt que le poireau. Mais la vie n'est-elle pas question de priorités à droite, comme on dit en Sarkozie?

    ...et generally speaking ce ne sont pas des enseignement pour nains kazakhs des steppes argentines. Je veux dire par là qu'on a des cours, genre, du lourd, parfois traités avec une maestria démantibulante à en faire pendre le clypeus et le labre du doyen des Criquets Pélerins, parfois dispensés avec tant d'inutilité et d'incompétence que la moitié de la classe ronfle, pendant qu'ici et là, des saynètes champêtres de roulage de pèt, de tournoi sur PSP par wifi, voire de sybillins concours de mots croisés se lancent.Personnellement, dans ces cas là, je fais des maths - qui me manquent. Je sais, j'ai craqué, fondu un fusible, complètement à la ramasse el' Gavüs, et j'assume, aussi inutile que je puisse paraître.
    Enfin, on a eu droit à des méchants cours de la mort de tes yeux genre sur l'apoptose (la mort cellulaire programmés bande de petits godelureaux et fifrelins), du cours qui te laisse scotché sur ton banc, avec douze niveaux d'organisation, un plan à en faire pleurer Mappy, que du bonheur.
    Depuis le temps que j'attendais d'avoir des cours de bio intéressants (la dernière fois c'était le cours sur les vésicules en Hypokrâss... avec le métabobo, le métabolisme).

    Ah oui, on peut apprendre l'allemand, par exemple (Ich lerne Deutsch, es ist nicht hart! houlà je raconte de la merde). Ou toute autre langage barbare (ou pas), dénué d'intérêt (ou pas), comme par exemple le polonais, le chinois, l'espagnol, sauf le parisien. hé oui, ici, y'a des gros mécas bourrins et autres informaticiens perdus pour la France, tout droit sortis des usines Anal-aux-geeks (notez le raffinement), juste bons à se pinter la rouflaquette à mort les mardis, les jeudis, et les dimanches , mais je n'ai pas rencontré d'exemple-type du parigot puant, crevard, sarkozyste jusqu'au bout des zongles, avec une face de hobereau et des yeux injectés de sang, bref l'archétype de la tête de burne tel que je craignais qu'il fût majoritaire.

    Tout ça pour dire, en quelques interventions fragmentaires, que la vie ici c'est super, sauf que des fois eh ben sainté/lyon/röanne c'est un peu loin.

    Une petite chanson pour finir... l'hymne de Kchan!
    "Cette chanson, est vraiment té-pa-tannteuh,
    Elle fait honneur, à celui qui la chaaan-teuux,
    Puis qu'il l'a si bien chantée,
    Alors pour l'encourager,
    *Lalalalala lalalalalalaaala, lalalalala, lalalalalala, ZOB!* (alors là les enfants, y'a une chorégraphie que les Teletubbies n'auraient pas renié, si l'on fait exception de la toute dernière partie qui serait plutôt Grolandaise!)
    Voili voilou, rendez vous pour la suite dans les billets que je vais publier pas plus tard que hic et nunc. ça veut rien dire, j'aime.

    Gavüs

    PS : je vous ai mis trois images que je kiffe, trouvées sur www.nioutaik.fr, un endroit très très fun que je vous recommande vivement.