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9/7/2009 Diversité et unité des Agrégatifs en milieu Orcéen [Avertissement de l'auteur : il va de soi que toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé ou existant réellement serait purement fortuite. Outre ce, il s'agit d'un texte à vocation humoristique. Si vous trouvez que j'ai tapé trop fort, j'écrirai un article sur les Barbagrégatifs (inspiré directement des Barbapapa), mais ça risque d'être moins drôle.] Bonjour à tous, Il est de notoriété commune que, lors de la période de mars-avril, un agrégatif peut perdre jusqu'à trente-cinq kilos, et que son volume intracrânien peut doubler jusqu'à atteindre les 3000 cm cubes ; toutefois, certaines espèces d'agrégatifs semblent subir une mortalité moindre à l'écrit, et passer le printemps sans stress cellulaire visible. Agregsvt est un genre récent, qui a émergé il y a deux siècles à l'occasion de mutations politiques. Il appartient à la famille agregativus, dont les individus se reconnaissent à leur teint cireux, les poches sous les yeux, une utilisation quotidienne du mot "putainputainputain" - à l'exception du genre AgregB3, où il y a eu réversion. (*) Agregsvt et AgregBGB ont divergé il y a moins d'un siècle, d'après certains fossiles récents (Jean-François Le F.). Agregsvt comporte quatre espèces (et de nombreuses sous-espèces) : - A. cachanensis, la plus évoluée (*) - A. capetiens, ou "les capétiennes" : gens certifiés l'année précédente - A. professoralis, déjà en poste - A. ulmitis, dont l'habitat initial est parisien. Les contraintes imposées par le milieu Orcéen (rigueur du climat, migrations, surabondance de nourriture intellectuelle, compétition interspécifique féroce) exercent une puissante pression de sélection sur les espèces d'agrégatifs. Comment celles-ci ont-elles adapté leurs fonctions de nutrition, de reproduction, et d'organisation de la temporalité, en réponse à ces contraintes ? Comment les diverses stratégies adoptées ont-elles utilisé différentes niches écologiques ? I) Transports et étendue du territoire : les migrations nycthémérales I.A) L'habitat (urbain, dégueulasse) d'Agregsvt L'aire de répartition des agrégatifs se situe entre Paris et Bures-sur-Yvette, essentiellement le long de la ligne de RER B : l'espèce A. ulmitis couvre l'ensemble de cette aire, alors que A. cachanensis est réparti entre Cachan et Bures-upon-the-Yvette. La question de l'accès au cours se pose donc de manière cruciale, l'idéal étant de se lever à 8h29 pour aller en cours à 8h30 à Orsay - un bon sommeil étant un facteur de réussite, mais pas pour toutes les sous-espèces. On notera également la grande difficulté, pour les espèces migrant avant frayage (ex : Poitiers, Lyon...), de trouver des créneaux de frayage. I.B) Adaptations diverses - Resserrement de l'aire de migration : lors d'un nycthémère, l'agrégatif aura moins de temps à parcourir. Ex : A. cachanensis, dont certaines sous-espèces nichent à Villebon ou à Uf-sur-Yvette. - Attachement à un lieu riche en ressources glandouillatoires. Ex : A. Cachanensis alicia, dont la pression de sélection du lieu de frayage (*) pour la conquête des ressources a nettement diminué depuis le départ des autres sous-espèces. - Colocation symbiotique (ou parasitique) Ex : A. Cachanensis gavus et A. Cachanensis loiques ; A. Ulmitis à Bures-sur-Yvette où un écosystème d'agrégatifs s'est recréé. - "Rien à foutre" ou insomnie de type "le sommeil ça sert à rien" : A. Ulmitis Ultimis (aka Thibaut Brunet ou l'Ulmite Ultime, si c'est pas une contrepèterie je me pends) : la migration pendulaire prend moins d'importance car cette sous-espèce dort peu. - Le sommeil en cours, pratiqué dès le premier jour de la saison agrégatoire par A. cachanensis sophis (taxon ayant émergé cette année, qui possède la caractéristique d'être "baba cool" selon la classification internationale du BGB). Ce comportement, utile à court terme, peut à long terme conduire à l'appartenance de l'individu au club JAJA. - Chez A. cachanensis : suppression de la migration pré-frayage (scalpus), inversion de la migration et frayage en Île-de-France au lieu de la province... II) Rigueur climatique II.A) Le putain de climat orcéen Le putain de climat orcéen oscille entre le boueux et froid l'été, et le glaiseux et glacé l'hiver. Les précipitations abondantes permettent parfois de se rendre en cours à la nage - avec toutefois risque de percuter un paquebot. Tous les représentants d'Agregsvt possèdent des poils érectiles, ce qui favorise la rétention d'une couche d'air relativement chaud (-5°C en septembre à -45°C en février) à proximité de l'épiderme pluristratifié caractère de Vertébré dans ton cul momifié grognasse. II.B) Adaptations aux rigueurs climatiques Plusieurs stratégies ont été observées, certaines semblent plus efficaces que d'autre : - rasage des poils (permanent chez les filles), qui s'avèrent être alors d'une inutilité remarquable. On notera que A. cachanensis gavus adopte également un comportement stupide en rasant sa barbe toutes les semaines, c'est à dire avant qu'elle n'acquière un rôle de protection thermique. En revanche, A. Ulmitis Zbili ou A. cachanensis loiques ne perdent pas leur pilosité faciale. - bouffage de mars en cours - Apparition de vêtements de moins en moins décolletés / de plus en plus épais. III) Présence massive d'informations à ingurgiter III.A) Le substrat intellectuel orcéen Plus de 600 livres au programme, des démonstrations, des agregs blanches (dont une deux jours après la rentrée), des cours, des cours et encore des cours, des TP, de la géol, de l'évolution, du pyruvate... et surtout des leçons (à préparer pour cinq jours après la rentrée pour A. capetiens). A. cachanensis gavus, par exemple, voit son comportement de panique face à une leçon en contre-option décalé vers les jours précédant le 16 septembre ; mais tous les représentants d'Agregsvt montrent périodiquement ce comportement - avec des variantes. Comment se taper des expressions comme "parthénogenèse deutérotoque ou thélytoque", "diméthylsulfoniopropionate" ou encore "Dinoflagellés à endosymbioses tertiaires" ? III.B) Réponses adaptatives - A. capetiens ou "Les capétiennes" : déjà certifiées l'an dernier, elles n'ont de cesse que d'étancher leur soif de savoir brut, de cartes géol au millionième, de lépidoptères à soies (pas des poils, bordel, pas des poils, caractère de Mammifère)... c'est donc l'interversion des voies de la douleur et du plaisir qui les conduit vers une sorte de masochisme, comportement qui prend toute sa valeur ici : aimer avoir mal en agreg, c'est extrêmement utile. - Chez A. Ulmitis, il n'y a pas de difficulté particulière à assimiler (variable selon sous-espèce), notamment chez A. Ulmitis Ultimis, dont le cerveau délivre une demi-mole de dopamine à chaque schéma appris (et le pénis, une demi-molle par paragraphe relu) (*). On a donc une convergence évolutive notoire avec le groupe d'A. Capetiens. - Chez A. professoralis (proche d'A. capetiens), les bases sont mises en place, il n'y a plus qu'à se rapprocher du tableau pour que la science infuse plus vite. - On notera la disparité de réponse chez A. cachanensis : latence au travail, sérieux de mise (A. cachanensis scalpus), tout est possible. IV) Ptinptinptin chuis trop à la bourre IV.A) Présence de seulement 86400 secondes dans une journée Lors d'une révolution terrestre, camarades, les marins du cuirassé Potemkine ne servent à rien. On notera également que pendant cette durée, s'écoule singulièrement l'extraordinaire total de 86400 secondes. Le chiffre est ridicule en soi, ce qui est dû au système sexagésimal sumérien, et également au nombre de secondes que nous aimerions bien y ajouter. Pour faire un chiffre rond, disons cent mille, ou un million, allez, je vous le fais à neuf cent mille. Tous les agrégatifs vivent avec ce pathétique total, et certains secteurs de leur vie peuvent devenir faméliques (exemple : fonctions de reproduction limitées voire abolies en fonction de l'espèce, ne pas pouvoir se reproduire constituant un désavantage sélectif plutôt majeur). Mais COMMENT nos glandus vont-ils s'adapter ? IV.B) Gestion différentielle du temps selon le taxon d'agregsvt - Ignorage complet / Frénésie inefficace: ah, c'est toujours une journée de moins en prépa agreg à se taper / Oh merde rapport de stage leçon soutenance géol (A. c. gavus) - Stress exacerbé - Limitation des fonctions de nutrition (solution suggérée par l'absence de machine à délivrer du caca lipido-sucré dans le bâtiment) ou de reproduction (la vie planctonique et les amphiboles triblastiques, ça vous couperait l'envie à un curé sous cocaïne). Exemple : rasage nécessaire à la parade sexuelle déclinant rapidement chez les spécimens féminins. - Gestion du stress : humour. Exemple : "Un cnidaire-surprise", "je suis nageur à tremplein", "j'écris de la merde sur le cours de mes camarades ou sur les mailing-lists", ou encore l'écriture de nombreux TAJA sur les cours de son voisin... On voit donc que le milieu Orcéen, de par les contraintes internes et la situation au sein d'écosystèmes plus vastes (Parisien, français....) qui le caractérisent, multiplie les pressions de sélection à l'encontre du genre Agregsvt : manque de temps, temps de merde, merde à se taper, se taper des kilomètres... et là j'arrête parce que ça va devenir dégueulasse. Les espèces d'Agregsvt ont adopté des stratégies évolutives variables pour faire face à ces contraintes; on observe même une différenciation en sous-espèces (allopatriques pour A. ulmitus ultimus, et sympatriques selon la niche écologique prise au sein d'A. ulmitus à Buf-sur-Yvette). Glandouille, masochisme, minimisation des temps de transport, esprit de concurrence : tout est bon pour piner tout le monde et finir vice-major de l'agreg. Oui, y'a l'Ulmite ultime quand même... Pas désolé. -- Gavüs PS : (*) Pardon L***, pardon mille fois... Pardon A*****, pardon mille fois... Pardon T******, pardon mille fois... |
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